par DroitePopulaire | 22 mars 2011
La gauche ne pavoise jamais davantage que quand le peuple se réfugie dans une abstention record. Le PS ne sort pas grand vainqueur de ce scrutin. Le voici désormais pris en tenailles, entre un pôle écologiste résolument antinucléaire et une aile radicale qui l’incitera à une surenchère irresponsable, notamment à l’égard de l’immigration clandestine.
La progression du Front National est l’expression d’un vote de crise qui appelle des réponses politiques fortes, plutôt que les simagrées d’un antifascisme d’opérette.
L’UMP a raison de surmonter la tentation d’un front républicain avec une gauche opposée à ses valeurs. Elle a tout autant raison de récuser la posture du Front National qui stérilise le vote de l’électorat populaire, au lieu de lui proposer une perspective. C’est au peuple souverain que l’UMP s’adresse, au-dessus des considérations d’appareils pour mieux le rassembler et l’entraîner sur le chemin du redressement national avec la majorité présidentielle.
Thierry MARIANI


La progression du Front National est l’expression d’un vote de crise qui appelle des réponses politiques fortes :
mais c’est le temps qui coure, coure avec les mêmes discours,
depuis 1985, une frange « qualitativement et quantitavement » variable attend des réponses politiques fortes….
je note néanmoins que ce sont les UMP les moins mous qui sortent du lot avec de bon scores. Je ne parle pas ici des notables ruraux bien sûr.
la réponse politique que vous nous préparez, c’est quoi ?
un Président socialiste ! Au secours, la gauche revient, ça date un peu, mais depuis moins que les attentes des Français…
Sans rancune.
le plus républicain d’entre nous…
comment parler de front républicain, contre un parti dit anti-républicain, alors que la République, incarnée par son Président, s’est assise sur le vote des Français, rejetant le traité de Lisbonne dans sa forme ?
Monsieur Mariani,
Le vote FN n’est plus un vote protestataire mais de convictions. La politique du « ni, ni » est mortifère pour l’UMP. Alors que le PS n’hésite pas à ratisser large en appelant les partis d’extrême gauche à soutenir ses candidats. L’UMP se drape dans une dignité proche du ridicule. Cette posture préfigure un échec annoncé au présidentielles de 2012. Que reprochez-vous au FN conduit par Marine LE PEN? Le Collectif dont vous êtes l’un des créateurs est castré tant qu’il restera au sein de l’UMP. Qu’attendez-vous pour créer une véritable parti politique en vous séparant de cette UMP frileuse qui ne parvient pas à prendre les décisions attendues par son électorat consécutives aux promesses de campagne de 2007 proclamées à grands coups d’effets de manches par N. Sarkozy ? Monsieur Mariani, j’ai informé mon député Patrice Verchère de mon départ de l’UMP alors que depuis la naissance du RPR, j’ai toujours été fidèle aux idées de cette droite qui maintenant ne l’est plus vraiment. En 1968, j’ai combattu la chienlit et j’ai suivi, en bon soldat, les consignes de mon parti. Depuis quelques mois, je me manifeste auprès de MM. Verchère, Meunier, Lucas et Vanneste pour attirer leur attention sur des sujets importants.J’ai écrit aussi à JF Copé dont la réponse n’est pas vraiment satisfaisante au regard des engagements pris en 2007. Pour conclure, je suis déçu comme beaucoup de nos concitoyens et comme beaucoup je reprend ma liberté de pensée pour rester en ligne avec mes convictions
Très cordialement.
Robert ABBAMONTE